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Entretien avec Jean-Marie Perier

A l’occasion de la sortie de la nouvelle édition DVD de Téléphone Public, j'ai eu l'opportunité de m'entretenir avec son réalisateur : Jean-Marie Perier.

Entretien avec Jean-Marie Perier
Pouvez-vous vous présenter auprès des lecteurs de Aubert Univers ?

Si on me connait en France c'est avant tout pour les photos que j'ai faites pour le journal Salut les copains dans les années 60. J'ai fait du cinéma dans les années 70 pour le plaisir de faire tourner Jacques Dutronc.

Comment avez-vous eu l'idée de réaliser un documentaire sur Téléphone ?

Je ne les connaissais pas et c'est Jacques Wolfshon, l'éditeur de Dutronc et Hardy, qui m'a montré la pochette de leur premier 45 tours. J'ai aussitôt eu envie de les rencontrer. Leur énergie me rappelait celle que j'avais connu avec les Stones en 64.

La réalisation peut faire penser à une bande dessinée avec ses différentes cases. D'où vous est venue cette (très bonne) idée ?

L'idée n'est pas de moi, c'était déjà fait par Scorcese dans "Woodstock". L'intérêt c'était de pouvoir mettre leur musique en valeur en faisant un montage en rythme grâce aux trois écrans.

On peut voir dans le film des proches des membres du groupe. A t'il été facile de les faire participer?

Oui, les parents ou les amis se sont prêté au jeu. Le plus drôle c'est que la première fois que j'ai rencontré le groupe, ils étaient en tournée en France. J'ai donc laissé un message à leur hôtel leur disant que je les attendais au café en face. Vers quatre heures de l'après-midi, ils sont tous descendus les uns après les autres. Je leur disais à chaque fois : Voilà, je veux faire un film sur vous, il sera en trois écrans, en Dolby stéréo (il n'y avait que trois salles en France!!!) et on représentera la France à Cannes. Je ne sais pas pourquoi mais j'étais sûr d'y arriver. Seulement j'avais quarante ans et eux vingt. Aussi l'un après l'autre, ils m'ont envoyé me faire voir, ne croyant pas un mot de ce que je leur proposais. Leur réaction m'a plu énormément, elle prouvait qu'ils étaient "des vrais". Je ne les ai plus lâché. C'est insensé de penser que "Téléphone public" soit le seul film de cinéma jamais fait en France sur un groupe de rock. Si je n'avais pas habité aux USA dans les années 80, je ne serais pas passé à côté de "Noir désir".

Comment avez-vous vécu la séparation du groupe en 1986?

Triste évidemment. Hormis leurs chansons et leur incroyable sens de la scène, je trouvais formidable la présence de Corinne au milieu de ces types, ça rendait la chose encore plus rare. (Je ne suis pas certain qu'ils soient d'accord avec moi)

Une rumeur court depuis plusieurs années sur une possible reformation de Téléphone. Y croyez-vous ?

Non. Et c'est mieux ainsi. Le souvenir qu'ils ont laissé est trop grand. Et puis ça ferait marketing.

Que pensez-vous de la carrière actuelle des ex-membres de Téléphone ?

Ils s'en sortent parfaitement, les garçons. Elle paie le prix fort, pourtant cette fille était et est toujours vraiment "Rock", au sens étymologique du terme.

Quels sont vos projets ?

Je sors un livre le 8 février, un document, mais je préfère en parler après qu'avant.

Je vous remercie, un dernier mot pour les lecteurs de Aubert Univers ?

Si vous êtes jeune, un conseil: Essayez de faire ce que vous avez envie de faire et surtout, n'écoutez pas les vieux.

Un grand merci à Jean-Marie Perier pour sa disponibilité et sa gentillesse. La nouvelle édition de Téléphone Public est disponible depuis le 1er Décembre sur Amazon.fr (par exemple) à partir de 9,99 euros.

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